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  • Agent double 666...

    Les éditions Camion Noir viennent de publier Aleister Crowley - Agent double 666, un essai de l'universitaire américain Richard B. Spence. Un ouvrage qui, après celui de Christian Bouchet, Aleister Crowley - La Bête 666 (Camion Noir, 2011),  vient éclairer de nouvelles facettes de la vie de cet étrange occultiste anglais, poète, joueur d'échecs, peintre, magicien, réactionnaire radical et anticolonialiste, qui a influencé la contre-culture des années 60 et notamment le monde du rock, de Jimmy Page à David Bowie, en passant par Mick Jaeger.

     

     

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    "S’appuyant sur une documentation étourdissante en anglais, italien, allemand, russe, français et plus de 500 notes, Richard B. Spence, professeur d’histoire à l’Université de l’Idaho, a enquêté sur l’autre vie d’Aleister Crowley : celle d’agent double au service de l’Angleterre et de l’Allemagne. Dans ce rôle d’espion, il rencontra les grands hommes de son époque : Roosevelt, Churchill, Ford, Pessoa, Gurdjieff, Henry Miller, Cecil Williamson, Marcel Duchamp, Theodore Reuss... C’est à un dense voyage dans la première moitié du XXème siècle auquel nous convie l’auteur. Crowley a véritablement influé sur le cours de l’Histoire. A sa manière à lui : libidinale, révoltante, par-delà le bien et le mal. La Bête 666 était, en tous les cas, un convive avec lequel on ne devait pas s’ennuyer..."

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  • La campagne de Russie (partie 4)...

    Napoléon doit maintenant abandonner Moscou et battre en retraite pour sauver son armée...

    Pierre Le Vigan nous donne ici la quatrième et dernière partie de sa chronique consacrée à la campagne de Russie à l'occasion de la sortie du livre de Curtis CateLa campagne de Russie, en format poche dans la collection Texto, et, surtout, à l'occasion du deux centième anniversaire de cet événement...

    Première partie

    Deuxième partie

    Troisième partie

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  • La décadence en marche ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Gilles Cosson, cueilli sur Valeurs actuelles et consacré aux symptômes de la décadence de l'Occident...

     

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    La décadence en marche ?

    Nous sommes en l’an 363 de notre ère. L’empereur Julien, dit l’Apostat, entre en guerre. La pensée grecque qu’il incarne se rebelle devant la menace que représente Sapor II, le despote régnant sur la Perse.Sous la férule impitoyable de ce dernier, règnent l’arbitraire et la terreur là où Rome, digne héritière d’Athènes, donne la priorité à la loi. Le but des hostilités est de prendre la capitale, Ctésiphon, pour obliger le tyran à se soumettre à un pouvoir qui se sent investi d’une mission civilisatrice : apporter les splendeurs de la philosophie hellénique à une population plongée dans la servitude et l’obscurantisme.En ces temps de déclin, les alliés de Rome sont devenus peu sûrs, l’armée peine à recruter, les habitudes de luxe poussent à une dépense sans frein, la situation financière est tendue, les moeurs sont relâchées, la foule pense à ses plaisirs, l’intégrisme chrétien menace la cohésion d’un empire habitué à honorer des dieux aussi multiples que ses peuples…Cela ne vous rappelle rien ? Sautons d’un coup d’aile dix-sept siècles et demi. Les frontières de l’esprit grec, indépendant et critique, ont été déplacées au-delà de l’Atlantique et l’antique esprit de soumission oriental a envahi les bords de la Méditerranée, à l’exception notable de l’Europe ; mais la plus grande puissance du moment, les États-Unis, a entrepris, elle aussi, de renverser un dictateur sanguinaire, Saddam Hussein, pour apporter les lumières de la démocratie au peuple irakien opprimé… Bagdad, à vingt kilomètres de Ctésiphon – étonnante proximité – , a été prise sans coup férir ; pourtant la poudrière régionale est plus menaçante que jamais.À l’image des supplétifs de l’empire latin, les alliés musulmans de l’Occident – Pakistanais, Égyptiens et autres – ne le sont plus que de nom. Le Pentagone recrute des mercenaires venus du sud du Rio Grande auxquels on promet la nationalité américaine à l’issue de leur engagement, à l’instar des légionnaires barbares faits citoyens romains après vingt-cinq ans de service. La Réserve fédérale fait marcher sans discontinuer la planche à dollars pour financer un déficit budgétaire abyssal, tel Julien frappant une monnaie d’argent appauvrie pour payer ses troupes.Les religions traditionnelles sont aussi délaissées que les dieux de l’Olympe autrefois, mais le fondamentalisme pentecôtiste ou musulman demande à la science d’oublier la théorie de l’évolution, telle l’Église des premiers temps exigeant que le Soleil tourne autour de la Terre.L’homogénéité des populations s’est beaucoup amoindrie et l’on parle l’espagnol en Californie comme hier le grec à Alexandrie. La permissivité sexuelle est devenue un article de foi à Washington comme jadis à Byzance, les juristes à la solde du plus offrant pèsent sur les décisions de justice à l’instar des rhéteurs d’autrefois, le culte du travail n’est plus ce qu’il était, l’autorité de l’État est contestée, l’individualisme fait des ravages, le pays se fracture entre factions viscéralement opposées, tout compromis devient un exploit… Voulez-vous d’autres exemples ? Bienvenue dans l’ère de la décadence !

    Gilles Cosson (Valeurs actuelles, 14 juin 2012)

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