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  • Faites-vous peur !...

    Et s'ils avaient gagné ? Et si la guerre ne s'était pas terminé en 1945 ? C'est sans doute le thème le plus rebattu, avec plus ou moins de talent, de la littérature uchronique... Alors, quoi de neuf, dans le genre, sur les étagères de vos libraires préférés ?

    Un chef d'oeuvre, d'abord, avec le célèbre roman de Philip K. Dick, Le Maître du Haut Château, que les éditions J'ai Lu viennent de rééditer dans une nouvelle traduction, avec en prime les deux premiers chapitres de la suite qu'il n'a jamais pu achever...

     

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    "1948, fin de la Seconde Guerre mondiale et capitulation des Alliés ; le Reich et l'Empire du Soleil levant se partagent le monde. Vingt ans plus tard, dans les Etats-Pacifiques d'Amérique sous domination nippone, la vie a repris son cours. L'occupant a apporté avec lui sa philosophie et son art de vivre. A San Francisco, le Yi King, ou Livre des mutations, est devenu un guide spirituel pour de nombreux Américains, tel Robert Chidan, ce petit négociant en objets de collection made in USA. Certains Japonais, comme M. Tagomi, grand amateur de culture américaine d'avant-guerre, dénichent chez lui d'authentiques merveilles. D'ailleurs, que pourrait-il offrir à M. Baynes, venu spécialement de Suède pour conclure un contrat commercial avec lui ? Seul le Yi King le sait. Tandis qu'un autre livre, qu'on s'échange sous le manteau, fait également beaucoup parler de lui : Le poids de la sauterelle raconte un monde où les Alliés, en 1945, auraient gagné la Seconde Guerre mondiale..."


    On peut aussi trouver le cinquième tome de la série Block 109, Ritter Germania, de Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat, qui vient de sortir aux éditions Akileos. Ambiance crépusculaire garantie...

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    "Février 1950, Wilhelm Frick, Reichsleiter, est découvert pendu dans une ruelle de Berlin. Le crime est clairement signé : Rittergermania. Frick est le deuxième haut fonctionnaire du régime à être victime de l’ancienne « star » du Reich et tout laisse à penser qu’il ne sera pas la dernière. L’affaire ne pouvant plus être laissée aux services de police, le Reichsführer Reinhardt Heydrich s’en empare et confie l’enquête au SS-Brigadeführer Henning Von Tresckow. La chasse à l’homme est alors lancée..."


    Enfin, on peut découvrir une nouvelle série Wunderwaffen et son premier tome, Le pilote du diable, de Richard D. Nolane et Maza, publiée aux éditions Soleil...

     

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    "1946 : les armes volantes spéciales des Nazis déciment les avions alliés. Mais le pire reste encore à venir…
    En cet été 1946, les Japonais ont été battus mais la Seconde Guerre mondiale continue en Europe après l’échec surprise du débarquement allié, le 6 juin 1944. D’étranges avions à réaction totalement révolutionnaires, surnommés Wunderwaffen (« Armes miracles »), défendent désormais efficacement l’Allemagne. Le major Walter Murnau, tête brûlée, homme d’honneur et talentueux pilote de Wunderwaffen, se retrouve décoré par Adolf Hitler, atrocement mutilé lors d’un attentat, qui lui inspire crainte et dégoût. Le voilà publiquement surnommé « Le pilote du Diable »… Il devient alors l’icône d’un régime qu’il déteste. Sans se douter que même pour le « Pilote du Diable », l’enfer n’est jamais loin..."



     

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  • Du pain, des jeux et des sondages !...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Philippe Randa, cueilli sur son site Francephi.com et consacré au déferlement désormais quotidien des sondages sur tous les sujets...

     

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    Du pain, des jeux et surtout des sondages

    Pourrait-on se passer des sondages ? Difficilement, à les voir désormais omniprésents sous toutes les formes possibles et imaginables à tout moment de notre existence.

    À croire que s’exprimer ou entendre les uns ou les autres donner une opinion parfois incertaine, généralement péremptoire, est devenue vital à notre bonheur terrestre.

    Mange-t-on trop/pas assez de viande ? Regarde-t-on trop/pas assez la télévision ? Faisons-nous trop/pas assez de sport ? Doit-on retourner sur la lune ? Pensez-vous qu’Obama soit réélu ? Pippa Middleton est-elle plus coquine que sa sœur Catherine (épouse du prince William, duc de Cambridge) ? Craignez-vous davantage les OGM que les Martiens,  les Islamistes que les pannes sexuelles ou les embouteillages que les radars ? Préférez-vous le RER au Métropolitain ou passer vos vacances à Mulhouse plutôt qu’à pétraouchnock-sur-bettrave ? etc., etc., etc.

    La débilité des questions semble avoir imprégné jusqu’aux organes sensés nous informer des grands événements du Monde en général et de notre pays en particulier.

    Ainsi, Le Figaro… Le quotidien demande chaque jour à ses lecteurs de s’exprimer sur un sujet d’actualité… Et quels sujets ! Les plus pertinents, bien sûr… Celui de ce jour, même si la question est brutale, est excitant en diable, jugez-en : « Hollande devrait-il impliquer davantage Royal dans sa campagne ? » C’est « oui » ou c’est « non », les sondés n’ont même pas l’alternative de répondre que ce ne sont pas leurs oignons…

    Qu’une telle question concernant la campagne présidentielle du candidat socialiste, soit posée aux lecteurs d’un média jugé le « plus à droite » de la presse française quotidienne – et perçu sans doute comme cela par la plupart de ses lecteurs qui n’ont pas réalisé que l’époque où Robert Hersant le dirigeait était belle et bien révolue et depuis fort longtemps – ne manque pas de piquant. Quoique l’expression plus populaire de « foutage de gueule » conviendrait mieux.

    Poser une telle question à un lectorat probablement fort peu sensible à la réthorique progressiste, revient au même qu’à demander aux lecteurs de Charlie Hebdo si Marine Le Pen devraient porter des tailleurs de préférence à des robes ou se coiffer comme-ci plutôt que comme-ça, à ceux de L’Humanité de savoir si François Bayrou serait plus seyant avec moustache et catogan… ou encore à ceux de L’Express ou du Point si Nathalie Artaud et Philippe Poutou devrait faire un petit ensemble pour que Lutte ouvrière et le Nouveau Parti anticapitaliste se réunissent…

    À Rome, l’obsession des dirigeants étaient de donner au peuple du « pain et des jeux » pour qu’il se tienne tranquille. La recette avait fait ses preuves, nul ne le contestera et on en a ensuite usé et abusé. Mais autre temps, autres mœurs, on demande aujourd’hui au citoyen-électeur de donner son avis à tort et à travers pour qu’il se croit acteur du jeu. Ça doit lui suffire, à lui aussi. Et puis, c’est plus facile à organiser et ça coûte moins cher. Que du bonheur !

    Philippe Randa (Francephi, 5 avril 2012)

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