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13/02/2018

D'Annunzio le Magnifique...

Les éditions Grasset publient cette semaine D'Annunzio le Magnifique, une biographie signée par Maurizio SerraÉcrivain et diplomate, Maurizio Serra est déjà l’auteur de plusieurs ouvrages comme Les Frères séparés. Drieu la Rochelle, Aragon, Malraux face à l’histoire (La Table ronde, 2011), Malaparte, vies et légendes (Grasset, 2011) ou Une génération perdue - Les poètes-guerriers dans l'Europe des années 1930 (Seuil, 2015).

 

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" On a du mal à concevoir aujourd’hui que Gabriele D’Annunzio (1863-1938)   fut l’écrivain-personnage le plus entouré, le plus imité, le plus jalousé de son temps. Henry James, Shaw, Stefan George, Heinrich et Thomas Mann, Karl Kraus, Hofmannsthal, Kipling, Musil, Joyce,  Lawrence, Pound, Hemingway, Brecht, Borges et tous les Français – de Remy de Gourmont jusqu’à Cocteau, Morand, Yourcenar   - trois générations d’intellectuels l’ont lu, étudié et copié, quitte à le renier ou l’oublier par la suite.
Une légende, noire et rose à la fois, a fleuri abusivement autour d’un homme hors norme, dont le talent protéiforme, l’exceptionnelle vitalité et le courage physique, le goût de se dépasser en tout domaine, évoquent irrésistiblement le Minotaure de Picasso. Ce livre se propose de le faire redécouvrir tel qu’il fut.
D’Annunzio n’a pas été tour à tour poète, romancier, auteur dramatique, séducteur qui défraya la chronique de son temps, aviateur, héros de la guerre, condottiere, Comandante à Fiume, jusqu’aux dix-sept dernières années de repli volontaire dans son palais du Vittoriale sur le lac de Garde, souvent revêtu d’un froc de bure.  Il fut, du début à la fin, un poète de l’action, composé de tous ces éléments divers, un barde que le mouvement soulève, que le repli paralyse et que l’inertie tue. Non pas un aventurier, mais un véritable prince de l’aventure, précurseur des Lawrence d’Arabie, Saint-Exupéry, Malraux, et Romain Gary, qui se sont inspirés de lui. "

23/10/2014

L'internationale des francs-tireurs...

Les éditions L'Editeur publient cette semaine L'internationale des francs-tireurs, un recueil de Bruno de Cessole, dans lequel il présente, comme il l'avait fait dans Le défilé des réfractaires (L'Editeur, 2011), une cinquantaine d'écrivains, de Jane Austen à Virginia Woolf, en passant par Borges, Jünger et Orwell. Chroniqueur littéraire à Valeurs actuelles, Bruno de Cessole est également écrivain et est notamment l'auteur du roman intitulé L'heure de la fermeture dans les jardins d'Occident (La Différence, 2008).

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" Bruno de Cessole a composé une troupe sortie tout droit de son anthologie personnelle. Transgressive, frondeuse, en marge des codes de la bonne société des Lettres, L’Internationale des francs-tireurs revendique son insoumission à tous les conformismes. Après le succès du Défilé des réfractaires, l’auteur convoque le panthéon mondial des écrivains libertaires ou contestataires. Cette galerie de portraits met en relief auteurs connus ou méconnus, et acquitte une dette, celle contractée par l’auteur envers les écrivains qui l’ont nourri, éclairé ou encouragé. De Casanova à Virginia Woolf, une cinquantaine d’écrivains du XVIIIe siècle à nos jours sont les invités d’honneur de ce banquet du « gai savoir ». Un exercice d’admiration, preuve d’amour pour la littérature, qui invite à la découverte ou à la relecture. "

02/02/2010

Borgès revient dans la Pléiade !

Borgès sera bientôt de retour dans la bibliothèque de La Pléiade après plus de dix ans d'absence, à la suite d'un conflit assez obscur ayant opposé sa veuve à l'éditeur Gallimard. Les deux volumes des oeuvres complètes du génial Argentin, initialement publiés en 1993 et 1999 et devenus depuis introuvables, ressortiront en mars 2010. 

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«Je n'écris pas pour une minorité choisie, qui ne m'importe guère, ni pour cette entité platonique tellement adulée qu'on surnomme la Masse. Je ne crois à aucune de ces deux abstractions, chères au démagogue. J'écris pour moi, pour mes amis et pour atténuer le cours du temps.» Sans doute Borges considérait-il les lecteurs de la Pléiade comme des amis inconnus : il envisageait avec bonheur la perspective d'entrer dans cette «Bibliothèque». Non content d'autoriser cette édition, il a pris part à son élaboration jusqu'à l'extrême fin de sa vie : il a guidé le travail de traduction et d'annotation, en livrant avec générosité ses réflexions sur son œuvre, et en indiquant quels textes oubliés il acceptait que l'on exhumât pour l'occasion.
On parlerait volontiers d'édition définitive, si Borges n'avait écrit (dans sa préface à la traduction en vers espagnol du Cimetière marin de Valéry) que «l'idée de texte définitif ne relève que de la religion ou de la fatigue»...

18:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : borgès, pléiade |  Facebook | Pin it! |