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08/12/2016

Tolkien et la religion...

Les éditions des Presses de l'université Paris-Sorbonne viennent de publier un essai de Leo Carruthers intitulé Tolkien et la religion - Comme une lampe invisible. Professeur de l’université Paris-Sorbonne en études médiévales anglaises, Leo Carruthers a dirigé l'ouvrage collectif Tolkien et le Moyen Âge (CNRS Éditions, 2007) et a été un des coordinateurs, avec Vincent Ferré du Dictionnaire Tolkien (CNRS, 2012).

 

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" Peut-on qualifier Tolkien d’« auteur catholique », comme certains sont tentés de le faire ? Converti par sa mère au catholicisme, Tolkien resta toute sa vie un fidèle pieux et pratiquant, mais plutôt conservateur. Enracinée au cœur de sa vie privée, la religion l’est aussi au sein du groupe des Inklings, dans lequel Tolkien joua un rôle clé et qu’animait son meilleur ami, C.S. Lewis, universitaire connu pour ses livres de théologie populaire. De même, elle l’est dans la carrière universitaire du créateur de la Terre du Milieu, dans les textes du Moyen Âge, chrétiens, païens, ou mixtes, dont il était spécialiste et où il puisa en grande partie son inspiration.

Mais les romans de Tolkien, d’où le terme Dieu est écarté, véhiculent-ils une spiritualité définie ? Cet essai explore la mythologie de l’auteur, non seulement dans les deux romans publiés de son vivant (Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux), mais aussi à travers l’ensemble de légendes, Le Silmarillion et L’Histoire de la Terre du Milieu, sur lequel il travaillait incessamment, sans pouvoir l’achever de manière satisfaisante. À des degrés divers, difficiles à cerner originellement, mais plus accentués vers la fin de la vie de l’écrivain, les thèmes du mythe, de la religion et de la spiritualité ne cessent d’être présents dans cette œuvre vaste.

Tolkien « auteur catholique » ? Leo Carruthers souligne l’aspect neutre d’une mythologie fidèle à sa logique interne, une préhistoire humaine placée dans un temps indéfini, où l’on ressent toutefois « une sorte de foi, comme une lampe invisible ». "

01/12/2016

La Source au bout du monde...

Les éditions Aux Forges de Vulcain viennent de rééditer un roman de William Morris intitulé La Source au bout du monde. Chef de file des préraphaélites et du mouvement Arts & Crafts, William Morris fut aussi le tenant d'un socialisme écologique et enraciné et le précurseur de la pensée de la décroissance. Il a également été, notamment au travers de ce roman, l'un des inspirateurs de J.R.R. Tolkien...

 

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" Rodolphe, le plus jeune fils du roi des Haults-Prés, s'enfuit de la maison paternelle pour partir en quête d'aventures et connaître la vie d'un chevalier errant. Chemin faisant, il apprend l'existence d'une source magique à l'eau miraculeuse et se met en devoir de la découvrir. Son épopée le mènera par-delà les citadelles des hommes, les forêts enchantées et les landes arides. Le jeune aventurier y rencontrera un grand nombre de figures extravagantes qui bouleverseront sa vision du monde, du Bien et du Mal, et de lui-même : de fiers bergers-guerriers défiant l'ordre établi, des brigands justiciers plus joyeux que des ménestrels, un mystérieux chevalier noir, un moine lubrique tout droit sorti des Contes de Canterbury, et une sorcière insoumise à la loi des hommes dont il tombera éperdument amoureux.
Grand roman d'aventures, ce texte incarne la naissance de la fantasy, croisement du roman d'aventures à la Walter Scott et du conte. C'est aussi une déclaration d'amour au Moyen Âge, cet âge où les machines n'avaient pas encore tout détruit, où chaque homme, chaque femme, avait plus de pouvoir entre ses mains, même face au seigneur féodal, que l'ouvrier n'en possède face au riche financier. Quête initiatique, roman d’éducation fantastique, récit d’aventures, La Source au bout du monde (1896) a durablement influencé la littérature fantastique anglaise et particulièrement ses deux maîtres, C.S. Lewis et J.R.R. Tolkien. "